ou la vie quotidienne d'un chercheur à Tokyo

Articles tagués ‘Traditions’

Le théâtre des hommes

Billet court, car il n’y a pas beaucoup de photos et finalement peu de choses à dire, ne connaissant pas assez bien le théâtre noh pour pleinement le décrire.

Nous sommes allés le mois dernier avec des amis voir une pièce de théâtre noh au théatre de Tokyo. Le théâtre noh, c’est le théâtre traditionnel japonais où l’intégralité des acteurs sont des hommes (même pour les rôles féminins), portant souvent un masque, et où la musique, la danse et le chant ont une place très importante.

(suite…)

Sumo

Par quoi commencer pour décrire ce sport traditionnel vieux de 1500 ans ? Peut être par un bref aperçu de ses origines. Le sumo est indissociable de la religion shinto dont les rites sont ici omniprésents. L’origine même de ce sport puise sa source dans le shinto : selon la légende, le dieu de l’est et le dieu de l’ouest se sont battus pour déterminer lequel des peuples respectivement associés à ces dieux jouirait de l’archipel du Japon. Bien entendu, c’est le dieu de l’est qui a gagné.

(suite…)

Fêtes à Hamamatsu

Du 1er au 5 mai au Japon, c’est la « golden week », entièrement fériée. Et la 3ème destination des Japonais pendant la golden week est Hamamatsu, alors qu’en général il n’y a pas grand chose à faire. Pourquoi ? Pour les 30 ans de Mari le 5 mai dernier ? Non, même pas : c’est pour la fête des cerfs-volants de Hamamatsu !

Du 3 au 5 mai se tient la fête des cerfs-volants (tako), qui s’achève en beauté le 5 mai lors de la fête des enfants (célébrée dans tout le Japon). N’étant arrivé que le 4 au soir, vous n’aurez ici que des photos et vidéos de la journée du 5, mais c’est la journée principale (modulo une chose, j’y reviendrai).

A Hamamatsu, cerfs-volants et naissance d’un enfant sont liés. La tradition de cette fête remonte à 430 ans, lorsqu’un seigneur local célébra la naissance de son premier fils en faisant voler des cerfs-volants. Depuis, on fait voler du 3 au 5 de grands cerfs-volants carrés en l’honneur des nouveaux nés, surtout le 5, le jour des enfants. Chaque quartier de la ville a son équipe avec leur cerf-volant, leurs vêtements et leur blason. Le 3 et/ou 4, on fait des combats de cerfs-volants entre quartiers (plus « violent » donc pas associés aux enfants) où le but est de limer les ficelles des adversaires en frottant les siennes contre les ficelles adverses et en espérant que leurs ficelles cèderont avec les votre.

Mais le 5 c’est plus « bon enfant » et le but est seulement de faire voler les cerfs-volants le plus haut possible. Le tout sur un grand terrain dégagé, avec des milliers de participants et autant de visiteurs, et environ 170 cerfs-volants. Parfois, le nom des nouveaux-nés d’un quartier est inscrit sur leur cerf-volant.

Un petit aperçu de ce que ça donne dans le ciel.

(suite…)

Karate kid

Hier soir, alors que Tokyo se noyait sous une pluie battante, je me dirigea vers mon hypothétique futur dojo de karate, tel un moine combattant méditant sous la cascade. J’aurai voulu donner mes premières impressions à chaud dès en rentrant à la maison, mais comme il se faisait tard vous n’avez droit qu’à des réactions à tiède.

Sur Paris, j’étais dans un club karate-jutsu avec une forte composante projections / clés. Très difficile de retrouver un dojo de ce style sur Tokyo (ça doit pourtant bien exister !), j’en avais marre d’attendre et j’ai opté pour l’option de facilité : le dojo juste en face de l’université.

Premières impressions avant commencement :

  • C’est du karate-do qui m’a l’air classique, qu’avec des atemi c’est-à-dire des frappe pieds/poings. Pas de projection ni de clé.
  • Petite salle, 8 personnes, ambiances sympa. J’ai l’air d’intriguer les deux jeunes filles du groupe et elles viennent me voir en me parlant en anglais. Les jeunes garçons m’évitent. Le ceinture marron de 36 ans, Ali, un Tunisien qui vit au Japon depuis 13 ans, est mon partenaire pour la soirée : on est du même gabarit et il parle bien sûr français, ce qui facilite la tâche pour le maître et son assistant qui ne parlent pas du tout anglais.

On commence :

  • Et là, je souffre de 9 mois sans karate et pratiquement sans sport, à part le footing que je faisais sur Orléans avant de partir pour Tokyo. J’ai rapidement plus de souffle, me sens mal pendant l’échauffement, et je pense que j’étais à deux doigts de gerber pendant les séries d’atemi.
  • Difficile de définir le style du dojo. Tantôt j’y retrouve des positions de wado (comme le poing haut en ekite), tantôt j’y retrouve du shotokan (comme du nekodashi avec le pied avant à plat et les mains assez basses)
  • Comme je le dis plus haut, pas de projection ni de clé, ce que je regrette. Donc que des coups. Par contre ça frappe fort ! Je suis impressionné par la force de frappe d’Ali, mais aussi par les « petits jeunes » du club. Je tenais la patte d’ours (le sac de sable dirons-nous) pour Ali lors de ses frappes, et je pense qu’un seul de ses coups de poing au ventre aurait suffit pour m’allonger par terre, et j’y serais resté pendant plusieurs minutes…
  • Les exos sont assez classiques. Le cours dure une heure et demi, avec facilement 30 / 40 minutes d’échauffement. Le tout passe vraiment vite. Je retiens toutefois un exercice qui m’a impressionné : tous les élèves se mettent en file devant l’assistant, et un par un pendant 30 secondes on le bourine ! Lui reste stoïque et encaisse. Les élèves portent des gants et des protèges-tibia, l’assistant rien du tout. J’étais estomaqué de voir que les élèves ne retenaient pas leurs coups, ils les portaient vraiment ! L’assistant (donnons lui un nom : Iwanaka) ne cherchait pas à esquiver, parait les coups et ne répondait pas, sauf gentiment de temps à autre aux expérimentés pour montrer qu’à tel ou tel moment ils avaient baissé leur garde.

Après le cours :

  • J’écris ça moins de 24h après : j’ai rarement eu de telles courbatures… Nombreuses, et vraiment douloureuses ! Je suis rouillé, c’est clair !
  • J’ai bien adhéré à l’esprit, à l’ambiance, et je pense que j’ai beaucoup à apprendre dans ce club. Banco donc !
  • Quand même, mon club de Paris me manque. Des fois, j’ai l’envie de revenir sur Paris juste pour pouvoir revenir au club ! C’est vous dire !

Sakura et hanami (suite du billet du 30 mars)

Allez, je me bouge et je mets sur le blog les photos de sakura (fleurs de cerisier) que nous avons prises ces deux dernières semaines. C’est en effet durant cette courte fenêtre qui se termine que les cerisiers japonais sont en fleurs et offrent un agréable spectacle.

Je ne peux pas mettre en ligne les quelques 1024 photos prises essentiellement par Mari. En voici donc un échantillon.

(suite…)

Samedi 23 : Shibuya

Samedi de la semaine dernière, nous sommes allé à Shibuya, quartier des jeunes top-branchouilles de 16 ans. Mais quand même, il y a pas mal de choses à voir ; la preuve en images.

Déjà, je vous invite à regarder où se trouve Shibuya (indice : vers le centre). Je rappelle que nous habitons Edogawa.

(suite…)

Comment faire un avion avec un ticket de métro parisien ?

Notez que ça marche aussi avec un ticket de tram de Clermont-Ferrand. Je le sais, j’ai essayé.

(suite…)