ou la vie quotidienne d'un chercheur à Tokyo

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It’s time to kick ass and chew bubblegum

J’hésitais à titrer ce billet « La vie n’est pas linéaire », mais je trouvais ça moins percutant.

Laissez-moi vous conter ma vie trépidante en ce moment.

Vous vous rappelez que dans mon billet « Pour quelques yens de plus…« , je mentionnais un financement CNRS de deux ans très bien rémunéré ? Depuis maintenant une bonne semaine, je bataille avec l’administration du CNRS sur un différent concernant ma rémunération. Explications en deux mots (à peine).

Cette rémunération repose sur un salaire de base plus une prime d’expatriation en temps que personnel du CNRS ne travaillant pas sur le sol français. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, c’est cette prime qui constitue la grande partie de la rémunération. Mais j’ai reçu il y a une semaine un coup de fils du siège du CNRS à Paris me disant que je n’avait pas le droit à cette prime, car j’habite actuellement à Tokyo, lieu de mon futur postdoc. Ils me disent alors que je ne suis pas considéré comme expatrié mais que j’ai le droit à autre chose, cependant ça entraine une réduction totale de 62% du revenu que l’on m’avait promis ! Je dis promis car en effet j’avais reçu 3 semaines auparavant un email du service RH du CNRS me disant noir sur blanc que j’avais le droit à cette prime, ce qui a entrainé le dépôt de ma démission à mon poste actuel pour pouvoir commencer le postdoc CNRS au 1er septembre.

62% en moins pendant deux ans, ça fait mal. La différence est ÉNORME !

Pourtant, tout le monde de la branche CNRS au Japon m’affirme que je remplis les conditions nécessaires pour prétendre à cette prime, à savoir principalement être expatrié Français (plus une multitude de détails administratifs, mais que je remplis aussi). Le postdoc que je remplace, et qui lui aussi était au Japon avant de commencer son postdoc CNRS il y a deux ans, a touché cette prime. Ce qui est drôle, c’est que le siège du CNRS m’informe de cela alors que le postdoc est censé commencer dans 20 jours maintenant. Pourtant mon futur directeur avait envoyé les documents demandés par le CNRS pour faire mon contrat début juin. Ils ont vachement fait jouer la montre et me mettent maintenant au pied du mur, n’ayant toujours signé aucun contrat pour un job qui commence le 1er septembre.

Quoi qu’il en soit, je prends ce poste au Japon car il reste pour moi une grande opportunité de travail. Mais comprenez mon état de déception et de panique le jour où l’on m’a dit que mes revenus seront finalement minorés de 62% ! Enfin, j’ai bon espoir que tout rentre dans l’ordre, et bien entendu je vous tiens au courant (ce blog est là pour ça).

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J+3

Jet-lagué, fatigué, du sommeil en retard, mais au Japon ! Depuis mon atterrissage jeudi matin, les journées défilent avec un train d’enfer. Petit flash back d’abord.

L’avion. Un endroit où je suis enfermé avec un gamine de 3/4 ans juste à l’arrière qui parle à tue-tête avec sa voix perçante et donne très régulièrement des coups de pieds dans le dossier de mon fauteuil. Inutile de dire que je n’ai pas beaucoup dormi.

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Le visa

Lorsque je m’étais renseigné sur le net pour savoir de quel type de visa j’avais besoin, quels documents je devais présenter et en combien de temps je l’obtiendrai, j’étais tombé sur un site racontant que pour un post-doc (qui sera mon statut de chercheur au Japon), on avait le choix entre deux visas : un visa pour une courte durée qui s’obtient en deux semaines et le visa chercheur pour un séjour plus long mais qui s’obtient en l’espace de deux mois. Parfait alors !

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